Le 05/06/16 s’est déroulé l’Iron Man (triathlon avec 3.8km de nage, 180km de vélo et 42 km de course.) En parallèle, l’Iron Girl (5km de course) et l’Iron Kids (natation et course) se sont déroulés. L’occasion, pour moi, de vous raconter mon expérience !

 

DSC_0043 (3)I’m a survivor (Photo : Julien LHERMITTE)

On ne va pas se mentir, c’était pas gagné d’avance.

Dimanche matin, 9h15, devant le théâtre de Verdure. J’ai froid et j’ai de moins en moins envie de courir. On dit souvent que le sport c’est dans la tête, mais sans avoir couru depuis plus d’un mois, le sport, bah c’est un peu dans les jambes aussi !

Toutes les filles autour de moi s’échauffent, sautent, s’étirent. Moi je suis là, mon dossard 1 033 qui part en lambeau, banane autour de la taille, et l’impression que je vais me viander au bout de dix mètres.

Une bonne cause

La pression monte quand le speaker assure qu’en « 25 minutes, c’est plié. » 5 km, c’est déjà beaucoup pour moi. Je garde en tête que si je souffre, c’est pour une association : INDIGO. Son but ? Améliorer la qualité de vie et des soins des enfants hospitalisés au CHU de Lenval.

La pression monte avec les spectateurs qui applaudissent. Une ambiance de folie avant les crampes et les muscles qui brûlent.

3,2,1, top départ ! Un pas après l’autre. Je m’assure que mon iPod va tenir, parce que sans musique, je ne vais jamais y arriver. Tout bug. Je ne peux pas changer de piste comme je veux. Le premier son qui arrive ? Maître Gim’s, Sapés comme jamais. Pour la métalleuse que je suis, cette promenade va tourner au calvaire.

Pas grave, je prends sur moi. Prochain tube : Keen V. On me veut du mal.

Le vent m’irrite les yeux, heureusement que la pluie s’est arrêtée juste avant le démarrage. Je sens les embruns de la mer me chatouiller les mollets. Je n’ai qu’un objectif en tête, tenir. Tenir jusqu’au bout parce que je veux me dépasser.

Les kilomètres s’enchaînent et se ressemblent, ils font mal. J’aurais peut-être dû m’entrainer. Maintenant je n’ai plus le choix. Plus qu’un kilomètre. J’accélère. Finish Line : Yess… Non, une feinte. 50 m à tirer. Nouveau sprint, je pense « je vais claquer ». Puis je vois mon Eden, la ligne d’arrivée. 34″31. What’s next ?

Marie THOUVENEL

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